Patrimoine

Inscrite au titre des monuments historiques en 1949.

Cet édifice du milieu du XIIIe siècle est l’une des rares tours circulaires de cette époque en Limousin. Composée de six niveaux, elle mesure un peu moins de 30 mètres de hauteur et 10 mètres de diamètre.

Elle est construite en pierre locale (gneiss, schistes et ardoises) avec des inclusions de grès pour les éléments sculptés. Les consoles de mâchicoulis du sommet procèdent d’un remaniement du XVe ou du XVIe siècle.

La tour était initialement défendue par une couronne de hourds en bois dont les ancrages de poutres sont encore visibles. Le parapet crènelé actuel date de la restauration des années 1990.

La salle basse voûtée d'une coupole n’était autrefois accessible que par le trou d’homme sommital : c’était le cul-de-basse-fosse servant de cellier mais aussi, à l’occasion, de prison (la porte percée à la base est du XVIIe siècle). La tour est posée sur un socle quadrangulaire garant d'une meilleure assise.

L’accès primitif s’effectuait à l’étage par un escalier en bois externe et un palier. La porte était obturée par deux poutres coulissantes.

Le premier étage, difficilement habitable, était éclairé par des fentes de jour ménagées dans les murs épais de plus de deux mètres.
Le deuxième étage était porté par un plancher posé sur les retraits de la paroi intérieure. Il était éclairé par le même type de fentes de jour que l’étage inférieur et muni d'une latrine.

Le troisième étage correspond à la belle pièce (la chambre) agrémentée d'une grande fenêtre.
La porte du quatrième étage qui donne sur un escalier intra-mural, permet d’accéder à la terrasse sommitale.

Les différents niveaux de plancher étaient percés par des trappes et accessibles par des échelles de meunier dont il ne reste plus trace aujourd'hui.
Cette tour a fait l'objet d'un important aménagement depuis 2002 afin de la rendre accessible au public.

Où ? Rue de la Tour César.
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Inscrit au titre des monuments historiques en 1993.

Il est caractéristique des manoirs construits aux XVIe et XVIIe siècles dans le Bas-Limousin.
Il a été bâti vers la fin du XVIe siècle dans l'ancien faubourg de la Font Saint-Martin qui se développe le long de l'ancienne route Allassac - Donzenac, aujourd'hui rue de la Grande Fontaine. Sa construction a nécessité le déplacement du ruisseau dit de la Grande Fontaine ainsi qu'un important drainage du terrain.

L'édifice comportait deux corps de logis en équerre flanqués de deux tours. L'aile nord qui donnait sur la rue de la Grande Fontaine a été démolie pour des raisons de sécurité.
La plus petite des deux tours abrite un escalier de pierre en vis permettant l'accès aux étages. La plus imposante était habitable sur deux niveaux.
A l'origine le manoir ne possédait pas d'ouverture au rez-de-chaussée à l'exception d'une étroite fenêtre sur la façade est et de la porte de la petite tour.
A la fin du XVIIIe siècle des travaux importants ont modifié l'ensemble du bâtiment : les plafonds ont été surélevés, des portes et des fenêtres ont été percées vers le jardin.
En 1885 le manoir devient propriété de l'évêché de Tulle qui y installe une école congréganiste libre des Frères des écoles chrétiennes.
Au début des années 1990 la commune d'Allassac acquiert le bâtiment et le sauve de la ruine.

Où ?
Rue de la Grande Fontaine.
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Afin de remplacer l'école construite en 1863 devenue vétuste, à l'emplacement de l'actuelle salle des fêtes (clé 9), le conseil municipal décide en 1931 d'en construire une nouvelle.

Le corps principal du bâtiment, de plan rectangulaire, est implanté le long de la route départementale n°25 reliant Allassac à Donzenac. L'entrée est solennisée par un avant-corps abritant la seule porte visible sur cette façade. Les inscriptions de style art-déco rappellent l'année d'achèvement des travaux : 1936. Le seul véritable décor provient du contraste entre les matériaux : au sombre schiste ardoisier employé pour bâtir les murs répond la blancheur du calcaire utilisé pour traiter les encadrements.

A l’origine, le premier étage était réservé aux logements des maîtres et du directeur tandis que les salles de classe se situaient au rez-de-chaussée.

Depuis 1999, l'école maternelle et le restaurant scolaire jouxtent l'école. L'Accueil de Loisirs a été installé à proximité, dans une ancienne grange réaménagée.

Où ? Avenue de l’Hôtel de ville.
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En 1925, les sections des Mutilés de Guerre et des Anciens Combattants informent le conseil municipal de leur volonté de construire une Maison du Combattant à Allassac. Cette salle a pour vocation d'offrir aux habitants un lieu permettant la projection de séances cinématographiques et le déroulement de conférences. Le projet est confié à l'architecte Riboulet.

Comme l'école élémentaire, les matériaux utilisés sont ici le schiste ardoisier et le calcaire. Les autres murs sont construits à l'économie avec des moellons de schiste ardoisier. Une certaine solennité a été recherchée en positionnant la porte sur un perron en haut de quelques marches.

Elle est la propriété de la commune depuis 1980.

Où ? Avenue de l’Hôtel de ville.

La gravure représente le château du XVe avec ses deux tours, le cellier et la grande tour dite de la Malbernardie sur la partie est.

En 1394, Raynald de Roffignac, chevalier, seigneur de Saint-Germain-Les-Vergnes achète à Philippe et Guillaume de Malbernard le château et la tour de la Motte dit de la Malbernardie.

L'édifice est profondément remanié au XVe siècle.

En 1749, Charles Pradel de Lamaze, petit fils de Marie de Roffignac, hérite du château.

Lors de la Révolution, le château est assiégé les 24 et 25 janvier 1790 par plusieurs centaines d'émeutiers. Il y a de nombreux morts et blessés. Le seigneur, Jean Pradel de Lamaze et les siens sont obligés de partir et se réfugient à Uzerche. Le château est pillé puis vendu comme bien national. Il est démoli en partie au début du XIXe siècle, seuls subsistent le cellier et une partie de la tour nord.

Le bâtiment actuel, construit entre 1846 et 1863, abritait à l'origine la mairie et l'école, aujourd'hui la bibliothèque et la salle du foyer culturel.

Où ? Rue de la Liberté.
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Inaugurée en 1893, la ligne de chemin de fer Brive-Limoges par Uzerche et Allassac (actuelle ligne Paris-Toulouse) a eu un impact important sur l'économie locale. En effet, depuis 1875, la région traverse une grave crise avec la destruction d'une grande partie du vignoble par le phylloxéra. Grâce à la création de cette ligne, Paris n'est désormais plus qu'à 12 heures d'Allassac, ce qui est une véritable révolution pour l'époque. Très rapidement les anciens vignerons se reconvertissent et se tournent vers la culture des fruits et légumes primeurs (petit-pois, haricot vert, cerise, pêche, prune...) vendus à bon prix sur les marchés parisiens. Le chemin de fer favorise également l'exportation des ardoises issues des carrières d'Allassac (clé 21) vers les départements voisins.

Où ?
1 Avenue de la gare.

 

Au début du XXe siècle, un projet d’école de filles et d'école maternelle voit le jour. Elle est construite entre 1907 et 1908, d’après les plans de M. Bonnay. Après la Seconde Guerre mondiale, elle est transformée en cours complémentaire de jeunes filles (ancêtre du collège), puis en collège.

Cette école, construite en pierres d’ardoise comme l’ensemble des bâtiments du quartier, présente une façade percée par de nombreuses fenêtres. Elle est transformée en logements HLM, en 2006.

Où ? 2 Rue Jean Cariven.

 

Également poids public, la bascule était indispensable aux transactions lors des foires et des marchés, d'où son implantation sur une place publique. Il y en eut plusieurs à Allassac. En 1931, le Conseil municipal, constatant que la bascule ne répond plus aux besoins de l'époque, commande la construction d'un pont-bascule. Il est construit en 1936. Dans les années 1960, la commune compte deux bascules. Celle-ci est la dernière à subsister. Elle se présente en deux parties : une cabine dans laquelle est installé le mécanisme de pesée et, à l’extérieur, un plateau de pesée, en équilibre au-dessus d'une fosse.

Face à la bascule et au bout de l'allée, on peut apercevoir les bâtiments de l'ancien hôpital construits entre 1908 et 1909 (carte postale ci-contre). Il abrite, durant la Première Guerre mondiale, l’hôpital auxiliaire n° 12 et accueillent les soldats blessés ou malades.

Où ? Avenue Général Leclerc.

Classée au titre des monuments historiques en 1914.

Dès l'époque mérovingienne une église existait à l'emplacement de l'édifice actuel. Au Moyen Age, Allassac était l'une des quatre châtellenies épiscopales du Bas-Limousin. L'église Saint-Jean-Baptiste dépendait des évêques de Limoges qui y recevaient des hommages et y nommaient des juges.

De plan rectangulaire, l'église se compose d'une nef unique, de plusieurs chapelles latérales et d'un chœur fermé par " un mur plat ".

A l'ouest, le portail d'entrée, orné d'une tresse d'entrelacs, témoigne d'une campagne romane tout comme l'ample portail polylobé de la façade sud. Ils sont tous deux construits en grès. Le clocher bâti dans le schiste ardoisier local est flanqué d'une tour d'escalier fortifiée datant du XIVe siècle.

A l'intérieur, la nef est couverte d'une voûte sur croisée d'ogives en bois des XVIIe et XIXe siècles.

Aux XIVe et XVe siècles, les seigneurs et co-seigneurs d'Allassac construisent leurs chapelles dans l'église :

  • dans la nef coté sud une petite chapelle qui abrite aujourd'hui l'ancien bourdon, deux chapelles doubles : au nord, dédiée à saint Georges (famille de Chanac) du XIVe siècle ; au sud, dédiée à Notre Dame (famille Dumyrat de La Tour), du XIVe ou du XVe siècle.
  • dans le chœur : au nord la chapelle autrefois dédiée à saint Martial et sainte Valérie (famille de Lasteyrie du Saillant) du XIVe siècle ; au sud la chapelle de Roffignac du XVe siècle devenue sacristie qui abrite dans une niche du mur extérieur une intéressante Piéta du XVe siècle.


Les baies de ces différentes chapelles sont de style gothique rayonnant et flamboyant.

La mise en place de la chaire à prêcher et du retable du chœur s'inscrit dans une série de grands travaux de la fin du XVIIe siècle.

Cette église abrite un intéressant mobilier : retable du maître autel (1679), chaire à prêcher (1681), Piéta, XVe siècle, retables des chapelles nord et sud, XVIIe ou XVIIIe siècle, aigle lutrin, XVIIe siècle. Les trois premiers éléments sont classés au titre des monuments historiques, les trois derniers sont inscrits.

Où ? Place de la République.

Accessible par la D9 en direction de Perpezac-le-Noir, le site de la Roche est reconnu pour partie comme un site mésolithique de plein air.

Il est aménagé, doté d’une table d’orientation à 391m dans le but de faire découvrir et admirer le panorama que nous offre ce lieu (barrage du Saillant, gorges de la Vézère, voie ferrée, plateaux environnants et l'Yssandonnais).
 
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Le site est inscrit depuis le 29 septembre 1986.

A proximité des Trois Villages, le ruisseau Clan s’intègre parfaitement à la nature et s’écoule à travers des gorges, perdant 80 mètres d'altitude en moins d'un kilomètre et demi, enchaînant de nombreuses cascades et cascatelles. On peut également admirer les vestiges de vieux moulins le long de sentiers de randonnées.

 

Le site est inscrit depuis le 12 juillet 1945. Il a ensuite été étendu aux îles et au village du Saillant.

Le village se situe sur un territoire convoité pour la culture de la vigne. Celle-ci a laissé son empreinte sur l’architecture et le paysage : maisons de vignerons avec escalier extérieur et cave au rez-de-chaussée, terrasses de vignes marquant les coteaux de la Bontat, orientés au sud-ouest.

Site réputé de la Corrèze, le Saillant semble toujours avoir connu son pont. Si aucune date de construction de l’ouvrage n’est connue, un acte du 15 septembre 1372 en mentionne déjà l’existence. Ce pont enjambe la Vézère pour relier les deux parties du village du Saillant, qui est à cheval sur deux communes. La rive droite, avec le château et la chapelle du Saillant, dépend de la commune de Voutezac, tandis que la rive gauche fait partie de la commune d’Allassac. Il s’agit d’un pont en pierre d’ardoise à 6 arches. Ses piles comportent des avant-becs triangulaires en amont, qui servent à briser le courant.

Le pont classé Monument Historique a fait l’objet d’importantes restaurations en 2013 et 2014.

Des berges ont été aménagées de chaque côté, avec tables, bancs et espace de jeux.

De quoi passer d’agréables pique-niques en famille et moments de baignade.

 

Au début 2006, Allassac voit son riche passé ardoisier revivre avec la réouverture d’une carrière d’ardoise. Les ardoisières Bugeat réexploite l’ardoise sur le site historique des carrières, site connu depuis le XIIème siècle.

Il faut se rappeler que l’exploitation ardoisière a été durant plus d’un siècle le fleuron de l’économie allassacoise (400 ouvriers en 1914), marquant profondément l’architecture, le bâti, l’histoire de la cité. En sommeil depuis près de 30 années (la dernière exploitation s’était arrêtée en 1977), le site ardoisier a connu bien des aléas.

« A ciel ouvert », désormais la seule façon possible d’exploiter permettra d’extraire jusqu’à 1000 tonnes de pierres brutes par an. La production permet la fabrication d’une ardoise unique au monde. En effet l’ardoise d’Allassac, épaisse de 8 à 10 millimètres fournit le modèle baptisé «Tuile d’Auvergne ».

La qualité de ce schiste associée à sa renommée explique la forte utilisation de ce type d'ardoise dans toute l'Auvergne. Principalement vendues dans le Massif Central, les ardoises d’Allassac sont très demandées dans l’Aveyron et dans la Lozère. Le Cantal, la Corrèze et le Puy de Dôme restent encore de bons clients.

Hormis le noble matériau de toiture, véritable patrimoine du milieu allassacois, la carrière peut aussi fournir avec les « restes » des matériaux non utilisables pour la couverture une large gamme de produits : moellons de plaquage, dallages pour sols intérieurs et extérieurs, pierres à bâtir en vrac, linteaux, plaques de cheminées, plateaux de tables, etc.

La réouverture des ardoisières d'Allassac est aussi un vibrant hommage rendu à tous les « Piquet, Catala, Rip, Ded, Go, Ripette, Tiabet, Le Gros clos, Queuille, Toto » et bien d'autres « chaffres », surnoms donnés à tous les carriers, figures emblématiques d'une époque où la pierre était reine et qui ont, en leur temps, contribué à l'essor de la cité ardoisière.

 


MAIRIE D’ALLASSAC
2 Place de la République,
19240 Allassac
Tél : 05 55 84 92 38

 


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Du Lundi au Vendredi :
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