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Maurice Restoueix Déporté Résistant,
marquera à jamais la mémoire des écoliers allassacois
Au cours de l’inauguration de la plaque, de vibrants hommages furent rendus à ce Déporté Résistant arrêté au Saillant, sur dénonciation, en avril 1944. Pour retracer son douloureux périple, Sacha son petit-fils, Jacques Klajman son camarade rescapé, Eva Freudenstein, son amie de Salzgitter, présidente du Centre de mémoire et de documentation dans l’ancien camp de Drütte en Allemagne, Jean-Michel Valade, professeur au lycée Cabanis à Brive, avaient tenu à témoigner. Gilbert Fronty, maire d’Allassac, Conseiller Général, François Hollande, Député de la Corrèze,président du Conseil Général, René Teulade, sénateur de la Corrèze, Francis Soutric, sous-préfet de Brive, ont également participé.
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Hommage de Sacha Restoueix, petit fils de Maurice Restoueix
« Cette inauguration, c’est aussi l’occasion, pour moi, d’évoquer l’homme qu’il a été et de mesurer combien il me manque aujourd’hui. Ceux d’entre vous qui l’ont connu savent combien il était généreux, discret et engagé ». Je tenais à vous livrer quelques-unes de mes impressions d’enfant qui se sont ravivées ces derniers jours. Je n’ai pas oublié ces livres que je consultais à l’époque et je garde en mémoire le regard que je portais sur ces photos qui évoquaient la vie dans les Camps de Concentration. Ces enchevêtrements de cadavres décharnés, entassés jusqu’au ciel et destinés à rejoindre des charniers géants. Ces montagnes infinies de brosses à cheveux, de chaussures qui appartenaient à des anonymes dont l’issue tragique ne laissait pas de place au doute. Ces photos de chevalet de bastonnade, sur lesquels je pouvais imaginer avec effroi le corps squelettique d’une femme ou d’un homme qui avait du y subir les pires sévices et humiliations. L’évocation de ces infâmes clichés. Ma connaissance des nombreux témoignages sur la barbarie érigée en système productif d’extermination. La prise de conscience selon laquelle mon Grand-père avait connu ces abominations, provoquaient, chez l’enfant que j’étais, un immense respect, de l’admiration et une gêne certaine pour lui. « J’étais effaré qu’il ait pu revenir vivant de cet Enfer ».
Il appartenait à cette génération d’homme qui a su traverser le siècle dernier sans jamais se plaindre, sans jamais faire le moindre reproche et sans jamais chanceler … en montrant toujours la même volonté de se battre pour tout et pour tous.
Quelques années plus tard, j’ai été encore plus admiratif lorsque j’ai compris que mon Grand-père avait pris l’initiative d’aller à la rencontre des descendants de ses bourreaux Allemands. Il y avait chez lui une réelle volonté de pardonner, de dépasser sa propre douleur afin de leur transmettre la réalité de son vécu dans l’espace concentrationnaire. De ce point de vue, il m’est toujours apparu comme une personne d’une grande qualité morale et d’une dignité exemplaire. Lors de ses derniers instants de vie, il évoquait encore les 10 mois de son existence passés dans le Camp de Neuengamme à travers cette phrase : «Partez, sauvez-vous les Enfants, ils vont vous attraper ».
Ce sont ses derniers mots qui témoignent de la puissance de l’imprégnation des instants noirs qu’il avait vécu dans sa jeunesse, il n’avait que 24 ans. C’est une forte émotion pour moi que d’évoquer devant vous cette ultime réaction qui l’a animé à la toute fin. Son dernier souffle de vie il l’aura destiné à la préservation des enfants, j’y vois un symbole fort et riche de sens. Mon Grand-père, fidèle à la citation de Paul Eluard « Si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons », n’a jamais cessé de témoigner sur ces heures sombres de notre Histoire collective. Il a parcouru nombre de Collèges et Lycées de notre région, et ceci lorsque sa santé lui permettait encore d’accomplir décemment son devoir de mémoire. En donnant son nom au groupe scolaire de la commune, la mairie d’Allassac a pris une belle initiative. C’est une façon symbolique de lui témoigner toute sa gratitude et sa reconnaissance. Il en aurait été très surpris et finalement honoré, lui qui avait du quitter l’école si tôt, en laissant derrière lui sa vie d’enfant pour se confronter définitivement aux problèmes des adultes. « C’est pour toutes ces raisons que je l’ai admiré et que je suis fier aujourd’hui de perpétuer son nom ».
Au Gré du Vent un EHPAD où il fait bon vivre…
« C’est en séance du 24 octobre 2002, présidée par Gilbert Fronty, maire et conseiller général, que le conseil d’administration décidait de lancer le projet d’établissement, en maintenant la capacité d’hébergement à 80 lits. Si le suivi des travaux peut s’apparenter à une épreuve de course à pied, une course de fond, une course d’obstacles, une course d’endurance et une épreuve de relais, il aura fallut pas moins de quatre directeurs pour aboutir, neuf ans après, à l’inauguration de l’EHPAD « Au Gré du Vent d’Allassac ».
Le premier, porteur du projet fut Benoit Lauze, le deuxième relayeur fut Catherine Ferriere, le troisième fut Frédéric Lavigne et le tout dernier, c’est la directrice en poste Marie Thérèse Clavel. Neuf années se sont écoulées entre le lancement du projet et sa réalisation. Neuf années durant lesquelles le projet a bénéficié d’un soutien constant du Conseil d’Administration. Neuf années où, il a été forcément remarqué et constaté quelques nuisances aux usagers et aux familles, du fait de sa reconstruction sur le site, au cœur de la cité. Durant cette longue période, le personnel de l’établissement, chacun dans son domaine, médical, soignant, administratif, technique a, grâce à son savoir faire et son investissement, limité les conséquences de cohabitation subie et les réelles difficultés dans l’accomplissement des prises en charge au quotidien. Egalement citée, la contribution des bénévoles de Générations Solidaires qui ont redoublées leurs interventions.
Le financement de cette opération, dont le cout total de l’opération s’élève à 10 074 682 €, a été réalisé par, un prêt locatif social de 4 700 265 €, une subvention du Conseil Général de la Corrèze de 2 880 000 €, soit 40% du montant des travaux un emprunt de 2 600 500 €, et un prêt sans intérêt de la CNAV de 432 000 €. Par ailleurs, l’octroi du PLS a permis à l’établissement de bénéficier d’un taux de TVA à 5.5% sur l’ensemble de l’opération, impactant directement sur les charges liées au fonctionnement et sur le prix de journée à charge des usagers.
« Cette journée inaugure aussi l’avenir de l’EHPAD d’Allassac ». En effet, après avoir défini un projet qui répond actuellement aux objectifs fixés pour l’accueil des personnes en perte d’autonomie ou atteintes de pathologies type Alzheimer, il se positionne en qualité de « pôle ressource ». notamment de part la gestion d’un service de soins à domicile cantonal de 30 places et d’autre part par la mise en place d’un PASA, pôle d’activité et de soins adaptés en activité permanente depuis le 1er février 2011. L’EHPAD devra à court terme compléter ses compétences dans le cadre d’accueil de jour, mission qu’il exerce de manière ponctuelle pour les bénéficiaires du SSIAD lors d’animation mensuelle et devra résolument se tourner vers l’avenir ».
Personnalités. François Hollande, Député de la Corrèze, président du Conseil Général, René Teulade, Sénateur de la Corrèze, Gilbert Fronty, maire, conseiller général et président du conseil d’administration de l’EHPAD, Monsieur le directeur de l’ARS et Messieurs les Sous préfet et Frédéric Lavigne (ancien directeur)
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